Le baromètre GES du Citepa pour le premier semestre 2025 montre une légère baisse des émissions de gaz à effet de serre (- 0,6 %) par rapport au premier semestre 2024, bien en-deçà de l’objectif annuel fixé par le projet SNBC 3 (environ -5 % par an d’ici 2030). Malgré un début d’année plus froid, la correction climatique des consommations énergétiques n’impacte pas vraiment cette tendance. Le secteur du bâtiment voit ses émissions augmenter, surtout au premier trimestre, en raison d’un besoin accru de chauffage. Mais après un ajustement climatique, la consommation de gaz et de fioul diminue (- 4 % et - 1 %), pas assez toutefois pour atteindre l’objectif du plan (-7 %), reflétant un retard dans les rénovations énergétiques.
Dans les transports, les émissions chutent, notamment grâce à l’efficacité énergétique et à l’électrification du parc routier. À l’inverse, le transport aérien international augmente avec la reprise du trafic, tandis que le transport maritime international diminue proportionnellement.
Le système électrique français reste fortement décarboné (94 %), et on note une baisse continue des émissions, compensée par une hausse du raffinage. Tout ça stabilise les émissions globales du secteur énergétique. L’industrie montre une baisse supérieure à celle de l’activité globale, mais une analyse détaillée des sous-secteurs sera nécessaire. Enfin, on retient, pour le secteur agricole, une hausse des émissions (+1,3 %), liée à l’usage croissant d’engrais azotés mais aussi à une consommation énergétique accrue.